Jaguar Type E
Lancée au Salon international de l'automobile de Genève de 1961, la Jaguar Type E (E-Type en anglais) succèda à la série des XK.
La production s'étendit de 1961 à 1973 et se déclina en 3 modèles (cabriolet, coupé et 2+2) et 3 séries (série 1, série 2, série 3). Les évolutions et les modifications ont été nombreuses tout au long de la vie de ce modèle, pour des questions de règlementation aux États-Unis d'Amérique, parfois pour améliorer les performances, la sécurité ou le confort.
Ces modèles ont toujours été beaucoup moins chers que leurs concurrents (Ferrari, Aston Martin…). Ce qui fait que jamais une voiture de sport n'avait été, en même temps, aussi bon marché et rapide. La vitesse revendiquée (pour le modèle « presse ») était de 150 mph (240 km/h). La Jaguar Type E bien que rappelant la Jaguar D-Type du point de vue de sa ligne, était complètement nouvelle d'un point de vue conception. Caisse autoporteuse avec un faux châssis a tube rectangulaire a l'avant. Quatre roues indépendantes, quatre freins a disques, une toute nouvelle suspension arrière dotée de 4 amortisseurs télescopiques avec ressorts intégrés et freins montes "inboard" contre le différentiel, le tout monte dans un châssis séparé. La Type E est une voiture extrêmement compliquée et très couteuse a entretenir a cause de sa conception, mais qui offre des performances et une tenue de route inégalée a son époque. On peut noter que le système de suspension arrière a été utilisé sur toute les Jaguars de la XJ en passant par la XJS jusqu'a la AJ6 des années 90.