Restauration d'une Lancia Aurelia B20

Lancia Aurelia

type B20

Photo en taille normale
Etat d'origine
Voici l'état de la Lancia au début de la restauration. C'est repartit pour trois jours de sablage minimun (que va-t-elle nous reserver ?)
  • Lancia aurelia b20Voici l'état de la Lancia au début de la restauration. C'est repartit pour trois jours de sablage minimun (que va-t-elle nous reserver ?)
  • Vue de cote d'une Lancia Aurelia b20Les bas de caisse intérieurs, extérieurs, les bas d'ailes, la jupe arrière ont due être repris car ils été trop endomagés.
  • Vue interieur d'une Lancia Aurelia b20 (support de siége)Mise en place et soudure des nouveaux bas de caisse coté interieur. Puis soudure du support de siége.
  • Coté d'une Lancia Aurelia b20Les bas de caisse, les bas d'aile et la juppe arrière ont été découpés (pour cause de corrosion perforante). A partir d'une feuille de tôle, nous avons formés, planés, ajustés puis soudés des éléments neufs. Le passages de roues arrière droit a due aussi être refaits.
  • Lancia Aurelia appretéeAprés une bonne préparation ( masticage à l'étain, brossage et degraissage ) , la Lancia est passée avec une peinture epoxy.
  • Lancia Aurelia b20Résultat final
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Petit historique

Vincenzo Lancia (1881-1937) commence sa vie professionnelle comme comptable, emploi qu’il abandonne rapidement pour devenir pilote d’essai et de course chez Fiat. Lancia se consacre ensuite à la construction automobile et produit sa première voiture en 1907. Dans les années 20, il innove avec la Lambda monocoque, équipée de freins aux quatre roues, d’une suspension avant indépendante télescopique et d’un moteur V4.

La passion de Lancia pour le sport automobile se traduit par une participation assidue en course et en rallye et de nombreuses victoires. Au fil des ans, ces activités souvent peu lucratives finissent par taxer les ressources financières du constructeur et Lancia se voit obligé de céder son écurie de Formule 1 à Ferrari. C’est d’ailleurs au volant d’une Ferrari-Lancia que le grand Manuel Fangio décroche son quatrième titre de Champion du monde en 1956.

Les victoires en sport automobile, notamment en rallye, se poursuivent dans les années 60, mais la compagnie finit par succomber à la pression et, en 1969, Lancia est absorbé par l’empire Fiat. Malgré la production de plusieurs modèles sport fort séduisants, notamment le beau coupé Fulvia et la diabolique Stratos, Lancia perd graduellement de sa superbe et n’est plus aujourd’hui que l’ombre de sa gloire d’antan.

Parmi les voitures les plus intéressantes construites par Lancia se trouve l’Aurelia, une voiture qui aura véritablement marqué l’histoire de l’automobile non pas par son succès commercial, mais par les multiples solutions techniques qu’elle avance et qui en font, pour les ingénieurs et les stylistes, une référence inéluctable.

En 1951, la B10 est suivie du coupé B20 dévoilé au Salon de Turin. Carrossé par le maître Pinin Farina, le coupé Aurelia B20 conjugue le confort d’une berline et les performances d’une voiture sport. Ses lignes élégantes et épurées conservent même aujourd’hui un étonnant modernisme, le dessin de l’arrière lui procurant un excellent aérodynamisme.

Les véritables atouts se cachent toutefois sous la carrosserie. Ouvrons donc le capot pour y découvrir le premier V6 de série au monde, développé sous la direction du célèbre ingénieur Vittorio Jano (père des légendaires Alfa Romeo P2, 1750, 2300, 2900 et P3). Affichant une cylindrée 2,5 litres et 118 chevaux la B20 de dernière génération annoncait une vitesse de pointe de 180 km/h.

La boîte est intégrée au pont arrière dans le but d’assurer une répartition idéale du poids entre les essieux avant et arrière. Notons aussi les freins arrière «in-board» accolés au différentiel et non dans les roues, assurant ainsi une importante diminution du poids non suspendu (garant d’un excellent comportement routier) et le refroidissement optimal des freins arrière, solution que l’on retrouvera quelques années plus tard sur la divine Jaguar Type E (1961).

Autre originalité de l’Aurelia, la suspension avant indépendante et télescopique avec amortisseurs réglables et «remplissables», le circuit hydraulique étant doté d’une pompe manuelle qu’il faut actionner périodiquement pour remplir les amortisseurs!

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